Maladie d'Alzheimer : une technique canadienne qui améliore le diagnostic précoce
L'équipe
de Simon Duchesne (Université Laval, Québec) a mis au point un
logiciel susceptible d'améliorer le diagnostic précoce de la maladie
d'Alzheimer : "La maladie provoque la mort des neurones, explique Simon
Duchesne, ce qui se traduit notamment par un amincissement du cortex,
qui peut être détecté par IRM". Le chercheur juge sa technique plus
performante que les imageries américaines et françaises, inspirées du même
principe. La technique américaine est elle aussi fondée sur l'IRM,
"mais elle se base sur l'imagerie IRM par diffusion, qui permet
essentiellement d'évaluer l'état de la matière blanche du cerveau", or
Alzheimer affecte en premier lieu la matière grise. Quant à la
technique française, conçue par le CNRS/Université
Pierre-et-Marie-Curie et l'Inserm, elle s'en tient au seul hippocampe,
alors que l'outil de Simon Duchesne "prend en compte une zone d'intérêt
plus large et permet donc d'atteindre un niveau de performance plus
élevé".
Agence France Presse_, 18/03/2010
Paludisme : financer la lutte
En
attendant qu'un vaccin contre le paludisme soit lancé d'ici cinq ans,
la communauté internationale s'est fixée, pour date butoir, l'année
2010 "pour fournir un accès universel à la prévention, au diagnostic et
au traitement, et réduire de moitié le nombre de décès dus à cette
maladie." L'amélioration de la prévention, constatée entre 2000 et
2009, a permis de sauver quelque 384 000 enfants. 3,4 milliards
de dollars ont été engagés entre 2003 et 2009, "un seuil encore jamais
atteint" qui ne couvre, toutefois, que le quart des besoins mondiaux.
Monde [Le] , 19/03/2010
Maladies tropicales négligées
Peter
Jay Hostez, une sommité scientifique de l'Université George-Washington
et l'un des fondateurs du réseau 'Global Network', dresse la liste des
"maladies tropicales négligées" qui, sans être mortelles, peuvent
causer de graves atteintes à leurs victimes, peuvent affecter, chez les femmes qui en sont atteintes, l'enfant
qu'elles vont mettre au monde, ou peuvent affaiblir les défenses
immunitaires des individus, les exposant davantage à des pathologies
tropicales potentiellement mortelles comme le paludisme. Ces maladies
oubliées sont, par exemple, l'ascaridiose, la trichocéphalose,
l'ankylostomose ou la schistosomose. Elles frappent d'abord les
populations africaines, mais elles infectent également les
populations du quart-monde américain par exemple, en Louisiane ou dans
le delta du Mississippi. Point commun des malades : leur pauvreté. Les traitements sont connus, faciles
d'accès et peu coûteux mais, par le nombre des personnes qu'il
conviendrait de traiter, cette cause reste largement sous-financée. La
question de l'investissement a inspiré la création du 'Global Network',
un réseau qui travaille avec l'OMS.
Pour la Science , 01/04/2010
Tuberculose en Seine-Saint-Denis
Libération revient
sur le programme de dépistage, lancé en Seine-Saint-Denis après la
détection de trois cas de tuberculose dans un lycée de
Clichy-sous-Bois. La Seine-Saint-Denis est le département français où
la prévalence de la tuberculose est la plus forte : 30,7 cas pour
100 000 habitants, contre une moyenne nationale de huit pour 100 000.
Ce pic national s'expliquerait par la densité de population du '93', et
par une proportion importante de migrants venant de pays où la
tuberculose est très active.
Deux découvertes étonnantes autour du gène p21
Des
chercheurs américains ont découvert, fortuitement, dans le cadre d'une
étude visant à tester l'auto-immunité de rongeurs dépourvus du gène
p21, que la suppression de ce gène permettait une régénération
tissulaire très rapide. Un tel phénomène était jusqu'alors inconnu chez
les mammifères. "Il semblerait que la perte du gène p21
confère aux cellules de nos souris la propriété de se comporter
davantage comme des cellules souches embryonnaires que comme des
cellules adultes", expliquent les auteurs de l'étude. Par ailleurs, en
cas d'endommagement de l'ADN, le gène p21 empêche la division
cellulaire et freine la survenue de cancer. "En son absence, nous avons
constaté l'accroissement attendu des dégâts sur l'ADN, mais,
étonnamment, pas de hausse de cancer."
Figaro [Le] , 19/03/2010
L’évaluation de la recherche, en question
Pour la Science s'interroge
sur l'évaluation des chercheurs et des laboratoires, un exercice qu'a
réformé la création de l'Aeres (Agence d'évaluation de la recherche et
de l'enseignement supérieur) ou le décret très controversé sur le
statut des enseignants-chercheurs. Ces évolutions tendent-elles à
fédérer les systèmes d'évaluation, aussi "éclatés" que l'organisation
hexagonale de la recherche, entre universités, organismes de recherche
et grandes écoles ? Pourtant, quand il s'agit de fondre l'université
française dans les normes internationales, ce serait davantage un
travail de décentralisation qui serait entrepris, avec un regain
d'autonomie par la gestion directe des enseignants-chercheurs. Les
rédacteurs évoquent le Comité national de la recherche scientifique,
placé auprès du CNRS, les missions d'évaluation assignées à ses
quarante sections, les relations qui lient l'Aeres à ce Comité, ainsi
que la note obtenue au terme de l'évaluation, une façon de séparer deux
univers : celui de l'évaluation et celui de la décision, "résumé
synthétique d'un jugement complexe".
Pour la Science , 01/04/2010
Controverse sur l’opération préventive de l’appendice
L'appendice
intestinal n'est-il qu'un "vestige évolutif" potentiellement dangereux,
ou joue-t-il un rôle non négligeable de protection de l'intestin, soit
en diminuant le risque de cancer du côlon, soit en fabricant de la
flore bactérienne ? Ce sujet à controverse est exposé dans la revue Pour
La Science par Jean-Pierre Bader, professeur émérite et ancien directeur scientifique de L'Inserm.
Pour la Science , 01/04/2010