Autisme
L'autisme
affecte 400 000 personnes en France. La "théorie
psychanalytique" prime encore, en France tandis qu'outre-Atlantique la question
est traitée avec une approche plus comportementaliste. Pour Mireille
Lemahieu, présidente de l'association Autisme France : "Outre les
psychiatres qui posent encore des diagnostics de schizophrénie au de
psychose, il arrive souvent qu'une autre affection, comme la trisomie
ou la surdité, masque l'autisme. Les enfants peuvent alors s'enfoncer
dans leur autisme ou subir les effets secondaires des traitements
médicamenteux." La recherche commence cependant à s'intéresser à d'éventuelles
causes génétiques ou neurologiques du syndrome. Au service hospitalier
Frédéric-Joliot d'Orsay, les équipes de l'Inserm et du CEA recourent à
l'imagerie cérébrale, en particulier l'IRM et l'imagerie fonctionnelle.
Le sillon temporal supérieur du cerveau se présenterait comme un bon
indicateur du syndrome. Mathias
Pessiglione, neuropsychologue à l'Inserm, s'intéresse à la
zone cérébrale de la motivation : "Les mécanismes cérébraux qui nous
poussent à nous investir (.) jouent un rôle central dans différentes
pathologies. Il y a celles où la motivation est sur-stimulée
(l'addiction, les TOC, certains états maniaques), et celles où elle est
déficitaire : l'apathie, la dépression, certaines schizophrénies."
Aujourd'hui en France ,
08/02/2010 - Figaro [Le] , 08/02/2010
Les lacunes du plan Alzheimer
La
semaine dernière, Nicolas Sarkozy assistait à la réunion de suivi du
plan Alzheimer, un programme dont les dix mesures phares sont soutenues
par un budget de 1,6 milliard d'euros en faveur de la recherche, d'un
diagnostic précoce, pour une meilleure prise en charge et pour
faciliter la qualité de vie des proches. Si, côté recherche,
deux gènes de prédisposition à la maladie ont été découverts, le programme
accuse de sérieux retards en ce qui concerne l'accueil. Arlette Meyrieux, présidente de France Alzheimer :
"Des 2 400 lits supplémentaires prévus chaque année à compter de 2008,
pour atteindre 12 000 en 2012, seules 200 unités sont en cours
d'aménagement sans avoir ouvert leurs portes pour le moment. Sans
oublier la formation du personnel, quasi inexistante." D'après M. Sarkozy :
"C'est tout de même un comble d'avoir budgété des sommes pour le plan
Alzheimer qui, aujourd'hui, ne sont pas utilisées par manque de projet".
Transplanter sans réduire la vigilance du système immunitaire…
La revue Science Translational Médiane
a publié les résultats d'un test mené par Bernard Vanhove et Gilles Blancho, sur des macaques et des babouins auxquels un cœur ou
un rein a été greffé. L'administration d'un produit bloquant,
l'anticorps monoclonal anti-CD28, a permis à leur système immunitaire
d'accepter le greffon sans neutraliser la vigilance de leurs
lymphocytes T. Cette expérimentation est l'œuvre de chercheurs Inserm à Nantes, en collaboration avec des
chirurgiens de la faculté de médecine de Baltimore. Ce
"concept stratégique" semblant viable, l'équipe nantaise prépare à
présent une phase d'essais chez l'homme. Bernard Vanhove : "Nous devons
d'abord disposer d'une molécule qui soit administrable chez l'homme, ce
qui n'est pas le cas en l'état de l'anticorps monoclonal que nous avons
utilisé. Puis, viendra l'essai de phase 1, consistant à établir
l'innocuité du produit. Ultérieurement, nous chercherons à établir les
preuves de l'efficacité de la nouvelle molécule."
Le surpoids, une manifestation du passé ?
L'étude SIRS, sur le surpoids, met en évidence, dans le BEH,
une corrélation entre l'embonpoint et l'histoire des personnes qui en
sont atteintes, leurs origines, la parentalité, "une enfance
malheureuse suivie d'une adolescence heureuse", la cohabitation avec un
partenaire victime d'une maladie grave, etc. Selon Judith Martin et son
équipe (Inserm, Paris), "ces résultats suggèrent que certains
événements biographiques peuvent être associées au profil pondéral et
ce, différemment selon le sexe".
Généraliste [Le] , 05/02/2010
La précarité des chercheurs, un "scandale social"
Cette
après-midi, à l'auditorium du CNRS, une étude sur la précarité des
chercheurs doit être présentée, précarité qui frappe d'abord les femmes
et les trentenaires. "Malgré leurs niveaux d'études et leur expérience
professionnelle, ils ou elles ont le plus grand mal à trouver une
location, à contracter un emprunt. (.) La précarité devient la norme
dans un milieu où décrocher un CDD avec un doctorat ressemble souvent à
une victoire."
Journal du Dimanche [Le] , 07/02/2010