Journée mondiale du cancer : les fléaux environnementaux
Le
cancer, dont c'est aujourd'hui la journée mondiale, reste la première
cause de mortalité française depuis 2004, et le sera à l'échelle du
monde cette année. 15 % des cancers sont supposés génétiques, mais les
85 % restants seraient imputés à des facteurs environnementaux voire
sociaux. En France, 333 000 nouveaux cas étaient diagnostiqués en 2008. Le tabac, l'alcool,
les rayonnements ou certains virus présentent des risques
incontestables, mais "notre grand souci, ce sont les autres facteurs
dont le risque relatif est faible, déplore Fabien Calvo, directeur de l'institut thématique multi-organismes cancer. Leur impact n'est pas assez fort pour qu'on puisse
les détecter." Fabien Calvo
évoque, au cours d'une interview, les nouvelles thérapies ciblées "qui
vont détruire plus spécifiquement les cellules cancéreuses, car elles
ciblent des événements à l'origine des cancers ou favorisant le
développement. (.) Ainsi, on dispose d'anticorps actifs chez environ la
moitié des patients ayant un cancer du côlon." Après analyse des
tumeurs, notamment par des équipes Inserm, il ressort que "ceux qui ne sont pas
sensibles à cet anticorps ont une anomalie associée dans la tumeur". De
là, l'initiative d'un test prédictif individuel, et le tissage d'un
réseau de laboratoires publics proposant gratuitement ce test.
Dépendance des personnes âgées : vers une solution mixte, public-privé ?
Un
sondage révèle qu'en matière de dépendance des personnes âgées, une
majorité de Français souhaite voir le gouvernement privilégier
l'initiative personnelle plutôt qu'une prise en charge par l'Etat. qui
aboutirait à une majoration des impôts. En revanche, la plupart des
personnes consultées se prononcent pour un soutien financier en faveur
des personnes les plus démunies. Le thème de la dépendance sera
prépondérant cette année. Il y aura un projet de loi avant la fin de l'année.
Le gouvernement serait favorable à une solution mixte, conciliant
solidarité nationale et financement privé par le biais de l'assurance
et du patrimoine des Français.
Tribune [La] , 04/02/2010
Handicaps rares : vers une base de données sur le modèle d’Orphanet
"Un
schéma national, premier du genre, a été adopté pour faire face aux
handicaps rares, accroître et rendre accessibles les connaissances,
améliorer le dépistage et l'accompagnement des personnes, gui se
trouvent particulièrement isolées." Ainsi, une base de données,
inspirée du modèle d'Orphanet (maladies rares), sera bientôt mise en
ligne. La CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie) a été
chargée d'en élaborer le schéma. Ce
mois-ci, la CNSA et l'Inserm devraient signer une convention, et des
travaux associant Orphanet sont sur le point de démarrer.
Quotidien du Médecin [Le] , 04/02/2010
L’Inserm fait "un pas de géant" dans la connaissance du syndrome CADASIL
Anne
Joutel et son équipe (Inserm U740) ont créé, "dans le cadre d'une
collaboration franco-allemande, une souris transgénique qui développe
les mêmes lésions que celles observées dans le syndrome CADASIL"
('Cerebral Autosomal Dominant Arteriopathy with Subcortical Infracts
and Leukoencephalopathy'). Ces maladies héréditaires des petites
artères cérébrales, responsables de lésions de la substance blanche du
cerveau et d'infarctus cérébraux profonds multiples, seraient la cause
de 20 % des accidents vasculaires cérébraux, et s'imposent comme la
deuxième cause de démence après Alzheimer. Le modèle murin conçu par
l'Inserm est salué comme "un pas de géant, (.) un outil de choix pour
approfondir les connaissances et rechercher des traitements dans cette
affection et, plus généralement, dans les démences vasculaires"
Reprise information presse du 1 février 2010 Une grande avancée pour la recherche sur les pathologies des petites artères cérébrales
Quotidien du Médecin [Le] , 03/02/2010
Le rôle de la sérotonine dans la mort subite du nourrisson
Une
équipe de Harvard (Massachusetts) a autopsié des nourrissons, 35
d'entre eux ayant succombé au syndrome de mort subite. Les chercheurs
ont mis en lumière le rôle de la sérotonine, "une molécule clé pour
réguler le système nerveux central", qui intervient dans la
respiration, le rythme cardiaque et le sommeil. Une production
insuffisante de ce neurotransmetteur diminuerait "la capacité des
nouveau-nés à réagir normalement en cas de diminution de l'oxygène ou
de taux élevés de CO2, accumulés en dormant sur le ventre". Yehezkel
Ben Ari, un neurobiologiste de l'Inserm, rappelle qu'il est préférable
de coucher les nouveau-nés sur le dos, il reconnaît l'intérêt de
l'étude américaine sur la sérotonine, mais il estime qu'elle doit être
poursuivie pour une validation définitive par la communauté
scientifique.
Croix [La] , 04/02/2010