IVG et contraception : un rapport est publié ce matin
Ce
matin, la ministre de la Santé reçoit un rapport de l'Igas sur un
"paradoxe" hexagonal : le nombre des IVG ne régresse pas malgré
l'arsenal contraceptif disponible et la possibilité, pour les mineures,
d'obtenir gratuitement en pharmacie une pilule du lendemain. Chaque
année en effet, plus de 200 000 femmes subissent une IVG. Le rapport
pointe notamment les inconvénients du "tout-pilule", et les
prescriptions trop schématiques des médecins et des gynécologues. Lors
d'une interview, Roselyne Bachelot s'alarme du manque d'information des
mineures. Le ministère de la Santé et celui de l'Education envisagent
de lancer des campagnes d'information en milieu scolaire, où "les
jeunes filles et les jeunes garçons doivent pouvoir trouver le maximum
de conseils". Roselyne Bachelot s'émeut également des "accidents de
parcours contraceptif", dont sont victimes la moitié des femmes qui
subissent une IVG." De son côté, le Collège national des gynécologues et
obstétriciens français, conscient de l'importance que revêt la première
visite chez un gynécologue, élabore "une check-list pointant toutes les
questions à aborder durant cette consultation, comme la prise des
comprimés à heure fixe, que faire si on en a oublié un, etc.".
Le Conseil d’Etat autorise la remise en vente d’un médicament, pour des raisons économiques
Le
kétoprofène, un anti-inflammatoire utilisé sous forme de gel pour
calmer la douleur d'une entorse, d'une élongation ou d'une tendinite,
est interdit à la vente depuis décembre dernier sur décision de
l'Afssaps. .
L'Agence avait pointé des cas, "souvent graves, de photoallergie . Le laboratoire
Menarini, qui commercialise l'un des produits incriminés, le Ketum, a
fait appel devant le Conseil d'État, lequel a résolu d'autoriser de
nouveau la vente du gel Ketum. Motif : "Le Ketum représente le deuxième
chiffre d'affaires de la société Menarini, de sorte que l'arrêt de la
commercialisation risquerait de compromettre la possibilité, pour cette
société, de retrouver un résultat positif en 2010". Cette décision
indigne les experts du médicament, qui redoutent à présent les
ingérences de la justice dans la gestion du risque sanitaire, "une
discipline qui n'est pas jusqu'à ce jour enseignée aux magistrats".
Cytomégalovirus
A
Toulouse et Paris, des chercheurs de l'Inserm viennent de décrire in
vitro "comment l'infection à cytomégalovirus (CMV), au cours de la
grossesse, peut retarder la croissance
fétale, occasionner des déficits neurologiques, voire des fausses
couches à un terme précoce. .
Thierry Fournier (Inserm U767), coordonne cette étude avec
Christian Davrinche (Inserm U563)
Reprise information presse du 28 janvier 2010 : Conséquences de l'infection par le cytomégalovirus humain sur le déroulement de la grossesse
Quotidien du Médecin [Le] , 01/02/2010
HTA : le rôle de la protéine Arhgef1, et l’incidence du niveau d’éducation…
L'équipe
de Gervaise Loirand (Inserm U915) a découvert le rôle indispensable que
joue une nouvelle protéine dans l'HTA (hypertension artérielle). Cette
protéine, l'Arhgef1, apparaît comme une cible potentielle
pour le traitement de l'HTA". Les propriétés de cette protéine, dont
l'absence "entraîne la disparition de la contraction de la paroi
artérielle en réponse à l'angiotensine II", ont été décrites dans la
revue Nature Medicine. Par ailleurs, en collaboration avec l'Inserm
U707, des chercheurs établissent une corrélation entre "le niveau
d'instruction individuel et par quartier" et le risque de développer
une HTA. Reprise information presse du 29 janvier 2010 : "Découverte d'une nouvelle cible d'intérêt thérapeutique dans l'hypertension artérielle".
Reprise information presse du 26 janvier 2010: Inégalités sociales de santé : une pression artérielle plus élevée dans les quartiers défavorisés
Quotidien du Médecin [Le] , 02/02/2010
Grippe A : "mieux comprendre la survenue des formes graves"
Le
Pr Bertrand Guidet (hôpital Saint-Antoine, Paris), président de la SRLF
(Société de réanimation de langue française), au sujet de la grippe A :
"La pandémie a démontré que de nombreux aspects de la grippe nous
échappent encore et demande des efforts d'analyse et de recherche".
Ainsi, sur 449 admissions, 30 % des patients présentaient un syndrome
de détresse respiratoire aigu, directement lié au virus dans la
majorité des cas, mais parfois dû à une surinfection bactérienne
précoce. Le Pr Guidet précise : "Une étude sera réalisée, en collaboration avec
l'Inserm, afin de mieux comprendre la survenue de ces formes graves".
Panorama du Médecin , 01/02/2010