L’Inserm met au point un produit bloquant, susceptible de prévenir les rejets de greffon
Une
équipe nantaise de l'Inserm, dirigée par le Dr Bernard Vanhove et le Pr
Gilles Blancho, associée à la biotech TcL Pharma, a testé avec succès,
sur des singes transplantés, un produit bloquant : l'anticorps
monoclonal anti-CD28, et ouvert une stratégie innovante contre le rejet
d'organe. Ce produit bloquant, tel que le décrit
la revue américaine Science Translational, où l'Inserm a publié les
résultats de sa découverte, permet d'utiliser des doses plus légères
d'immunosuppresseurs, "donc moins toxiques, tout en maintenant
l'intégrité du système immunitaire, préservant ainsi les capacités de
défenses anti-infectieuses et anti-tumorales de l'organisme".
Agence France Presse_, 04/02/2010
Drogues : évolution des pratiques
L'OFDT
(Observatoire français des drogues et toxicomanies) dresse un panorama
inédit de la façon dont évolue, depuis dix ans, la consommation des
drogues en France. La décennie écoulée a été marquée par une
augmentation du nombre des consommateurs ,
des volumes, et une "diversification des publics". . Jean-Michel Costes, directeur de l'OFDT,
coordonnateur du rapport 'Tendances récentes et nouvelles drogues' :
"La consommation de drogues n'est plus synonyme de rébellion. Elle
signe plutôt une forme de sur-adaptation à la société actuelle." La
consommation cannabique, qui avait connu son apogée au tournant du
siècle, s'est stabilisée à un niveau élevé. Durant les années 2000, la
diffusion de la cocaïne est montée en régime. "Perçue comme une drogue
festive, et somme toute peu dangereuse, elle semble en phase avec une
période où la performance est socialement très valorisée." Il précise : la cocaïne bénéficie actuellement d'une
"image extrêmement positive", alors que l'ecstasy est en voie de
"ringardisation". L'héroïne bénéficie
de la banalisation du Subutex : ce substitut "dédramatise le risque de
la dépendance, rendant d'autant plus attrayante sa consommation".
Monde [Le] , 05/02/2010 - Figaro [Le] , 05/02/2010
Cancers : le bilan de la Journée mondiale
Parmi
les 12 millions de nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque année
dans le monde, 30 à 40 % pourraient être évités, a-t-on rappelé lors de
la Journée mondiale contre ces pathologies, première cause de mortalité
planétaire. 7 millions de décès sont recensés chaque année, 70 %
survenant dans les pays en développement. Le cancer du poumon reste le
plus meurtrier. En France, la moitié des 330 000 nouveaux cas diagnostiqués
tous les ans se guérissent, "on devrait arriver à un taux de 60 % dans
les dix prochaines années", d'après l'ARC. La chirurgie s'impose
toujours comme le premier traitement, mais les thérapies ciblées, qui
peuvent être associées aux chimiothérapies, progressent rapidement.
Deux cents essais cliniques sont en chantier dans l'Hexagone pour
évaluer ce type de traitement. "Il s'agit soit de petites molécules qui
agissent sur des voies spécifiques à l'intérieur des cellules, soit
d'anticorps monoclonaux dirigés sur des récepteurs, le plus souvent des
facteurs de croissance des cancers", explique un spécialiste de
l'Institut Curie.
Des singes transgéniques pour les futurs traitements d’Alzheimer ou de Parkinson?
Des chercheurs japonais ont modifié génétiquement des singes, ajoutant à leur ADN un gène
prélevé sur une méduse. Ce gène est capable de se transmettre à la
génération suivante. "Si les gènes associés à certaines maladies
humaines, comme la chorée de Huntington, la maladie de Parkinson, la
sclérose latérale amyotrophique (SLA) et la maladie d'Alzheimer,
étaient introduits chez des primates, on pourrait utiliser des lignées
d'animaux génétiquement modifiés pour tester des traitements, de façon
beaucoup plus efficace que d'étudier les rongeurs, car le cerveau des
primates est bien plus proche de celui de l'homme en termes de
fonctions motrices et cognitives complexes".

