Paludisme : ‘Plasmodium vivax’, susceptible de se répandre en Afrique
Le
parasite 'Plasmodium vivax', l'agent asiatique et latino-américain du
paludisme, a la faculté d'infecter de populations africaines qu'on
croyait, jusqu'ici, naturellement protégées du fait de leur groupe
sanguin. Odile Puijalon (Institut Pasteur, Paris) : "Cette
découverte met à mal un dogme établi depuis plus de trente ans, et
alerte sur la possibilité de voir progresser ce parasite 'P. vivax'
dans des régions du monde, comme l'Afrique, d'où il est pratiquement
absent". Certaines pistes, à l'étude pour la recherche d'un vaccin,
seraient ainsi à revoir. Les deux agents du paludisme sont 'Plasmodium
falciparum', particulièrement virulent en Afrique, et 'Plasmodium
vivax' qui sévit surtout en Asie et en Amérique du Sud. Odile
Puijalon : "P. vivax menace plus de 2 milliards d'individus dans le
monde et provoque 70 à 80 millions de cas par an. Il est maintenant
capable de s'affranchir des barrières génétiques de l'hôte. (.) Il est
beaucoup plus difficile de se débarrasser du parasite 'vivax' que du
'falciparum'." Cette découverte est due au travail d'équipes malagache
(Pasteur-Madagascar), américaine (Université de Cleveland) et
françaises (Pasteur Paris/CNRS, Institut national de la transfusion
sanguine et Inserm).
Reprise communiqué de presse du 16 mars 2010 Paludisme : Le parasite P. vivax infecte des populations considérées comme résistantes
Agence France Presse, 17/03/2010
Les effets cardiaques de l’air pollué, testés sur des rats
Des
chercheurs montpelliérains du CNRS et de l'Inserm, ainsi que des
chercheurs avignonnais, ont exposé des rats à des doses d'air pollué au
CO2, "mimant l'air urbain", et observé des répercussions sur la
fonction et la morphologie du coeur, un faisceau d'effets qui concourent
à un état d'insuffisance cardiaque. Le ventricule gauche des rongeurs
donnait "des signes de stress et de remodelage", le cardiomyocyte
accusait "une modification de la contractilité, ainsi que des troubles
du rythme". Ce stress peut être responsable d'une hypertrophie
cardiaque, d'une fibrose, de tachycardie, voire d'une mort subite. Ce travail a été
publié dans l'American Journal of Respiratory and Critical Medicine.
Reprise communiqué de presse du 15 mars 2010 :La pollution urbaine altère la fonction cardiaque : premiers résultats chez le rat sain
Quotidien du Médecin [Le] , 17/03/2010
Amiante : Ban Asbestos
exige une interdiction mondiale de la fibre
Les représentants du collectif mondial contre l’amiante, Ban
Asbestos, se sont rassemblés à Turin, lundi et mardi, pour exiger une
interdiction mondiale de cette "fibre
tueuse". Si en Europe (UE), l’utilisation de l’amiante est interdite
depuis 2005, Madhumita Dutta (Ban Asbestos Inde) témoigne que la fibre "est en pleine expansion. Nous en importons
beaucoup de Russie ou du Canada et la majeure partie est utilisée comme
matériau pour les maisons des populations pauvres." Porte-parole de
Ban Abestos France et directrice de recherche à l’Inserm, Annie Thébaud-Mony
rappelle que Turin a été choisi pour ce rassemblement mondial car la ville est
actuellement le théâtre d’un grand procès de l’amiante, le premier du genre au
pénal, mettant en présence 6 000 parties civiles contre le groupe
Eternit. Annie Thébaud-Mony : "La
condamnation que nous attendons devra faire jurisprudence. Les industriels de
l'amiante savaient exactement quelles allaient être les conséquences en terme
de maladies."
AFP, 16/03
Fonds mondial de lutte
contre le sida, le paludisme et la tuberculose : les dons s’essoufflent
Michel Kazatchkine, qui préside le Fonds mondial de lutte contre
le sida, le paludisme et la tuberculose, présentait récemment le rapport qui
est rédigé chaque année sur le sujet. Le Fonds s’inquiète d’un essoufflement de
ses soutiens financiers. Selon Paula Akugizibwe (Alliance contre le sida en Afrique
australe) : "Les donateurs sont
en train de jeter l'éponge et de détourner leur attention et leurs ressources
vers d'autres domaines". Le 24 mars le Fonds présentera, à
Le Quotidien du Médecin, 16/03
Les Français et la
recherche clinique
L’Institut Lilly a commandé une enquête à l’IFOP sur le
volontarisme des Français face aux essais cliniques. Sur un échantillon de deux
fois 1 000 personnes (novembre 2009 et janvier 2010), les enquêteurs ont
d’abord constaté que les individus consultés connaissaient mal la recherche
clinique, son objectif et son financement. Quoi qu’il en soit, 46 % des
Français interrogés seraient éventuellement disposés à participer à un essai
clinique, 13 % garantissant la fermeté de cette disposition. A la lumière
de ces données, l’Institut Lilly a pris trois initiatives pour améliorer la
communication sur la recherche clinique : la diffusion de deux brochures,
l’une destinée aux professionnels, l’autre au grand public, respectivement
intitulées : "Essais cliniques,
où en est-on ?" et "La
recherche clinique et vous", et la création d’un site Internet présentant
les résultats de l'enquête, informant sur la réalisation d’essais et sur l'Institut
lui-même : ‘www.larecherchecliniqueetvous.com’.
Le Quotidien du Médecin, 16/03
Paludisme : le ‘Plasmodium vivax’
Une équipe internationale de chercheurs a découvert que "le parasite ‘Plasmodium vivax’, agent du paludisme
en Asie et en Amérique du Sud, s'avère capable d'infecter des populations considérées,
jusqu'à présent, comme naturellement protégées, du fait de leur groupe sanguin.
Cette découverte remet en cause certaines stratégies de vaccination."
Impuissance et risques
vasculaires ou cardiaques
Des chercheurs américains de l'université de Saarland publient une
étude dans la revue de cardiologie ‘Circulation’,
où ils recommandent de ne pas traiter à la légère l’impuissance sexuelle. Loin
de relever d’une "médecine de
confort", les troubles sexuels peuvent refléter un risque cardiaque et
certains problèmes vasculaires. Selon Marc Zerbib (Urologue à l’hôpital Cochin,
Paris) : "La sexualité est un
signe de bonne santé générale, pas seulement signe d'une bonne santé
psychologique. Elle est synonyme d'un bon état des vaisseaux et du corps caverneux."
Or, les cardiologues s’intéressent peu à "l'érection de leurs patients [car] personne n'est mort d'impuissance".
Les signataires de l’étude recommandent, par conséquent, de ne pas dissocier
troubles de l'érection et troubles cardiaques, et "préconisent même aux médecins de ne pas prescrire de médicaments pour
l'impuissance sans s'être préalablement penchés sur l'état de santé du cœur de
leurs patients."
Vaut-il vraiment mieux
prévenir que guérir ?
Vincent Chriqui, nouveau directeur du CAS (Centre d'analyse
stratégique), vient de remettre à Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat
à l’Economie numérique, un rapport intitulé : "Nouvelles approches de la prévention en santé publique. L'apport des
sciences comportementales cognitives et des neurosciences." Comment
concilier le déficit de
Le Quotidien du Médecin, 16/03
Les Français et
le sommeil
Le Monde évoque l’enquête que l’InSV a publiée, en préambule
de la 10e journée du Sommeil qui aura lieu le 19 mars. Il ressort
notamment de cette étude que 4 millions de Français souffrent d’insomnie
sévère à l’âge adulte, soit 9 % de la population, et que 10 % des
adultes prennent régulièrement des hypnotiques.
Le Monde, 17/03

